TROPEZ

tropezDès sa naissance en 1967, Tropez baigne dans un quotidien familial où l’art occupe une grande place.
Porté par cette omniprésence des arts autour de lui, l’envie de dessiner et de peindre se manifeste très tôt.
En 1987 à l’issue de sa scolarité grenobloise, Tropez débarque à Paris. Il s’y forme notamment aux Beaux-Arts,
enchaîne les techniques et vit 7 années d’intense production picturale.
Au cours de cette période, Tropez expose pour la première fois ses toiles en 1993 et participe à deux ventes
aux enchères d’art, organisées à Grenoble à des fins caritatives. Aux folles et productives années parisiennes
succède son arrivée à Aix-en-Provence, synonyme de ses premières armes professionnelles en illustration
et graphisme, avec notamment des créations de motifs de tissus. Rapidement Tropez travaille sur ordinateur
au clavier de son premier « Mac ». S’en suit rapidement une série d’affiches pour différents lieux et institutions culturelles, genèse d’une trilogie entrepreneuriale en tant que fondateur directeur artistique de 3 agences successives.

Fin 2006, de retour d’un magasin de Beaux Arts aixois un châssis carré sous le bras, Tropez reprend
les pinceaux et renoue avec la passion créative. Naissent alors des œuvres à la double inspiration :
l’alliance entre la composition graphique et le délire artistique. Tropez enchaîne les portraits
de personnalités qui le fascinent, l’intriguent, le questionnent, l’interpellent :
Francis Bacon, Haïlé Sélassié, Jean-Michel Basquiat, Ferran Adria, Massoud, Nico, Quentin Tarantino,
Serge Gainsbourg, Nina Simone, Steve Jobs.
Entre autres défis, Tropez se lance également dans un autoportrait, « peindre la vanité, un quadriptyque,
des crânes, mon crâne »
dit-il, pour lequel il « travaille à partir de radiologies ».

Dans cette période picturale récente, Tropez se penche également sur le rapport entre la beauté
et son opposé la laideur. Beauté et laideur résident en toute chose. Notre conscient collectif
nous fait appréhender comme laid des phénomènes pourtant intégrés dans le beau cycle de la Nature.
Parce que notre subjectivité nous leurre, Tropez tente de rétablir l’objectivité dans ses toiles de nature morte,
osant jusqu’à la critique de la mal-bouffe contemporaine.